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31 oct. 2009

Démences de Graham Masterton

Présentation : Tous les pensionnaires de l'asile, de dangereux criminels, avaient brusquement disparu sans laisser de trace. La police ne les avait jamais retrouvés. Comment aurait-on pu imaginer, ne serait-ce qu'une seconde, qu'ils s'étaient réfugiés à l'intérieur des murs de l'asile ? Il n'y a que les fous pour croire sérieusement à l'efficacité de la magie noire. Et les fous furieux pour s'en servir.

Avis : Le diable en gris du même auteur m’avait fait une très bonne impression. L’horreur est construite sur deux thèmes : la guerre de sécession et le vaudou. L’horreur de Démence est construite autour des aliénés (asile psychiatrique) et de la magie druidique. Jusque là tout va bien.

Le personnage principal est un entrepreneur américain dont le business marche bien mais qui n’en tire aucun plaisir. Sa vie de famille prend l’eau, il a un gamin et une garde partagée avec son ex-femme. Sa secrétaire est sexy limite vulgaire et n’a connu que des mecs peu recommandables. Donc il va chercher à accomplir son rêve épaulé par la secrétaire : ouvrir un club privé. Et le lieu le plus adapté se trouvé être un vieil asile abandonné au milieu d’une forêt qu’il a vu de nuit dans des circonstances bizarres. Jusque là ça reste une base classique des 80s, ça peut aller.

Mais le problème avec l’horreur c’est qu’il faut savoir doser. Doser la progression dans l’horreur, c'est-à-dire une menace de plus en plus grosse. Doser la progression dans l’espace, de la maison hantée à la ville ou plus. Je pense que l’auteur est parti trop loin pour le bien de l’histoire. En donnant aux victimes le pouvoir qui est la source de l’horreur, je trouve qu’il a commis une autre erreur. A partir d’ici, ça va moins bien.

L’histoire met du temps à décoller et les personnages ne sont pas attachants. Je n’ai pas voulu prendre le temps de savoir si c’est le style qui rend le livre pénible ou l’histoire qui alourdit le style. Quoi qu’il en soit, j’ai utilisé des techniques de lecture rapide pour en venir à bout. Et là c’est le drame.

Démences avait les bons ingrédients pour devenir un livre intéressant. Mais c’est un échec à cause d’une échelle d’horreur mal définie, des personnages peu attachants, d’une lourdeur générale et d’une fin politiquement correcte.

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