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27 oct. 2009

La bouffe est chouette à Fatchakulla de Ned Crabb

Présentation : Pas de quartier à Fatchakulla City ! Ça dépiaute sec, on étripe à tout va au détour des chemins sous la lune. Des marécages montent d'étranges ronronnements généralement suivis de découvertes macabres. Du plus fieffé salaud du canton à d'autres proies plus délicates (quoique !), les victimes s'accumulent au fur et à mesure qu'un être mystérieux les lacère, les mange puis les éparpille aux quatre vents. Une tête par-ci, un bout de bras par-là... Fatchakulla, jusque-là connu pour ses dégénérés consanguins et ses alligators, s'est trouvé une autre spécialité. Les habitants crèvent de trouille. On parle de fantômes et d'esprits et tout le monde semble pouvoir y passer. Même la grosse Flozetta s'est fait bouffer !...

Avis : Prenons un patelin reculé avec sa population de redneck. Nous pourrons y trouver un shérif, un Doc, le cerveau local, un vieux inquiétant, une femme facile, un prédicateur, un gros bras, un mécano. Bref tous les archétypes nécessaires à ce que la faune soit complète. Evidemment tout le monde se connait dans le coin, les réputations sont biens établies. L'alcoolisme aussi est bien établi, rare sont les chapitres dans lesquels un pack de six n'est pas exterminé. Si on rajoute une couche d'obscurantisme, de superstition et débilité profonde, nous avons un lieu parfait pour un thriller (d)étonnant. Pour s'en rendre compte il suffit de laisser trainer la tête du gars le plus détesté du patelin au milieu d'un chemin.

Au cours de la lecture, nous avons le droit à des pensées profondes, à la philosophie mais surtout à de franches rigolades. Les enquêteurs ont des trucs super importants à faire mais prennent toujours le temps de descendre un pack de 6. Parait qu'ils pensent mieux ainsi, enfin ils ne cessent de le répéter. Ou encore au moment où ils trouvent un gros morceau de fesse. Mais à qui peut il appartenir ? Vu la taille de ce cul, il ne peut appartenir qu'à une seule personne à Fatchakulla. Il y a même une rencontre avec Dieu et Jésus.
Le lendemain matin, à huit heures moins le quart, Arlie Beemis fut éveillé par des cris et des coups frappés à la porte d'entrée.
Il chasse du lit son chien de chasse, qu'il détestait, et rejeta le drap sur sa femme, qui ronflait à son côté, cuvant une cuite. Il la détestait aussi.
Il détestait également Fatchakulla Springs, et les péquenots qui y vivaient. Il détestait même son fils unique, un jeunot amorphe, qui ressemblait à un crapaud et passait tout l'été dans la cour, vautré sous des voitures qui ne marchaient jamais.
Il détestait par dessus tout son métier de shérif.
[...]
Il avait horreur d'être éveillé tôt le matin.
Je vous conseille donc ce livre juste pour découvrir Fatchakulla et ses habitants. L'intrigue est en retrait par rapport à cette visite guidée de redneck city. De bons moments de rigolade en perspective pour sûr.

Note : 4/5


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