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2 mars 2010

La peau du diable - Richard Hawke

Présentation : New York. La parade de Thanksgiving bat son plein quand plusieurs spectateurs s'effondrent, touchés par les balles d'un sniper. Depuis des semaines, un terroriste a pris New York en otage. Les plus hautes personnalités politiques de la ville, déjà engluées dans une série de scandales, sont impuissantes. Le détective Fritz Malone, impliqué dans l'affaire, n'a pas d'autre choix que de se lancer sur les traces d'un tueur particulièrement diabolique. Une course poursuite effrénée qui le conduit d'un couvent du Bronx aux recoins de Brooklyn, entre politiciens corrompus et flics véreux. Jusqu'au dénouement final, inattendu...




Avis : Afin de partir sur une bonne base, je dois préciser que Richard Hawke n’est autre que Tim Cockey. Auteur que j’affectionne pour les cinq livres sur Hitchcock Sewell, le gentleman croque-mort. Ce changement de nom s’explique par un changement de genre vu qu’il s’agit maintenant d’un thriller. J’abordais donc ce livre avec un fort capital sympathie.

Nous quittons un croquemort pour découvrir Fritz Malone un détective privé qui vit avec la fille de son ancien partenaire et mentor. Sa famille un peu atypique laisse des opportunités pour les prochains livres. Il se retrouve pris dans une fusillade lors d’un défilé, poursuit le tireur et le voila embarqué dans une belle affaire. L’investigation nous permet de rencontrer des personnages intéressants et de découvrir une intrigue intéressante sans être surprenante. Certes il y a un nouveau personnage principal et une histoire adaptée, mais le style d’écriture est-il adapté ?

Le style a changé pour s’adapter à Fritz et au besoin du genre. Des scènes d’action bien décrites font leur apparition et permettent de découvrir un héros légèrement « hard-boiled ». L’impression de tension ressort à travers les actions et les dialogues. Les dialogues sont plus secs, directs mais certaines situations permettent de retrouver avec joie des échanges plus proches de ceux d’Hitchcock. Il en va de même pour les lieux visités, l’époque des restos et autres lieux classes laisse progressivement place à la rue salle des flics.

L’affaire se déroule à New York et comme à son habitude, l’auteur nous propose de découvrir la ville à travers le livre. Cela va plus loin qu’une découverte, le terme immersion serait plus adapté vu que le récit comporte des références. Il peut s’agir de lieux connus, de personnages historiques, du fonctionnement de la ville, bref de l’âme de la ville. Le site officiel propose même des photographies de certains lieux présentés dans le roman.

La peau de diable est un bon thriller dont les 500 pages se lisent d’une traite. Je fais la connaissance à New York un Fritz qui promet, même si je quitte à regret Hitchcock et Baltimore. Le style évolue entre Tim Cockey et Richard Hawke mais je l’apprécie toujours autant. J’espère que la suite paraitra en poche, sinon j’irai voir la VO.

Note : 4/5

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